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mercredi 10 septembre 2014

LES ENSEIGNEMENTS DE LA CONFÉRENCE DE NAIROBI


Crédit photo: CTA 


La conférence FIN4Ag : Révolutionner le financement de la chaîne de valeur agricole a été une initiative salutaire qui a inspirer plus d’un participant. C’est ainsi que nous pouvons comprendre Mr Richard CHEDJOU l’un des représentants de la première banque Camerounaise Afriland First Bank lorsqu’il affirme « L’expérience que j’ai vu notamment en Tanzanie sur le financement de la chaîne de valeur du lait m’a parue assez intéressante et que l’on pourrait voir comment répliquer ça au Cameroun sur les chaînes de cultures du Haricot et des céréales dans le Nord ». A travers les différentes activités autour de la conférence, les participants ont su s’abreuver à la bonne source, les techniques de financements ont été largement partagées. Une question me revenait en boucle : Qu’est ce qui sera entrepris pour consolider les acquis ?

Qu’est-ce que le financement de la chaîne de valeur agricole ?

La chaîne de développement agricole est l’ensemble comprenant le financement du projet, l’acquisition de la terre, la mise en culture, la récolte, la recherche de marché et les techniques de préservation. Les partenaires au financement agricoles y voient un secteur au risques élevés car, incapable de modéliser avec précision le degré d’incertitude de la filière. Ceci est dû aux éléments que constituent le risque : la morale des clients, les aléas climatiques, l’absence de marché et l’absence de garanti entre autres. Le risque est donc inhérent à l’agriculture ! Pour cette raison, les établissements financiers sont très retissant à octroyer des crédits.

Quels avantages à mieux organiser le financement de la chaîne de valeur ?

La gestion de la chaîne de valeur agricole permet de mieux apprécier les risques, de consolider les liens entre les différents acteurs de la chaîne et donc de réduire les coûts de financement afin d’atteindre les petits agriculteurs. Elle s’accorde aussi à réduire les échecs de remboursement et d’entrevoir de nouvelles relations entre les banques et les emprunteurs. Les attentes liées au remboursement cèderons davantage place à la qualité de l’innovation telle qu’expérimentée par la banque du centenaire de l’Ouganda.  Cette situation aura pour conséquence d’améliorer la qualité et la quantité des produits. En plus, les problèmes d’insécurités alimentaires se verront réduits. Le développement agricole entraînera le relèvement du produit intérieur brut et réglera ainsi les problèmes de chômage.

Que retenir… ?

Plusieurs expériences ont fait l’objet de partage durant ces 4 jours notamment à travers les journées « Plug and Play ». L’Afrique de l’Est se trouve très avancé dans l’expérimentation des techniques innovantes du financement de la chaîne de valeur agricole. L’Afrique de l’Ouest peu représentée et l’Afrique Centrale presqu’inexistante ont su capitaliser leur déplacement. Nombreux sont ceux qui ont pris l’engagement de répliquer ces innovations dans leur pays en tentant de prendre en compte les contextes qui caractérisent leur territoire.
Richard CHEDJOU, l’un des directeurs d’Afriland First Bank au Cameroun relève dans cette vidéo les actifs capitalisés en même temps qu’il se projette sur l’avenir une fois de retour dans son pays, sur les nouvelles actions que pourraient expérimenter son institution.



En s’achevant le 17 Juillet 2014, quelques questions ont retenues mon attention. Comment l’Afrique centrale peut t’elle capitaliser ces acquits ? Est-ce que l’environnement s’y prête ? Est-ce que Afriland First Bank possède les éléments nécessaires pour améliorer le financement des chaînes de valeurs au Cameroun ?


mercredi 13 août 2014

Mon expérience de reporter citoyen...

LA CONFÉRENCE FIN4Ag VU DE MA POSITION DE REPORTER CITOYEN


Reporter citoyen en plein travail, Crédit photo: Lorento Ken

Près de 500 participants ont pris part à la conférence de Nairobi co-organisée par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) et l'Association Africaine du Crédit Rural et Agricole (AFRACA). Le prétexte étant celui de réfléchir sur les nouveaux concepts de financement des  chaînes de valeur agricole. La problématique du développement de l’agriculture est de plus en plus préoccupante de manière à être présent dans presque toutes les rencontres internationales. Présent à la « Monetary of Kenya School », lieu où s’est déroulée la dite conférence, j’ai pu me faire une idée de la position de chaque Etat, de chaque participant et de chaque panéliste. Les notes qui suivent représentent le résumé des étapes du déroulement des activités qui ont ponctué cette rencontre internationale sur le prisme de ma position de reporter citoyen.

« Révolutionner le financement de la chaîne de valeur agricole »…

Tel était le thème exact de la rencontre de Nairobi. Un thème cher au développement de l’ensemble des pays de l’Afrique Caraïbe Pacifique (ACP). Le monde s’accorde à dire que le continent africain est l’avenir du monde de part ses réserves, sa biodiversité, ses terres, son environnement…etc. le développement de l’agriculture est le levier sur lequel devrait s’appuyer nos Etats pour accroître leur PIB. Malheureusement, plusieurs tardent à prendre des initiatives allant dans ce sens. Le développement des chaînes de valeur apporterait une plus valeur aux producteurs et vendeurs, de même qu’il résoudrait le problème de sécurité alimentaire au sein des populations. Pour ce faire, c’est toute la chaîne qui doit être repensée : de la production à la transformation, de la transformation au stockage, du stockage à la commercialisation. A la fin, il faut des financements. Le cœur du problème qui transparaît à des niveaux différents de la chaîne. Des institutions financières et les Etats ont bien compris les enjeux. Richard CHEDJOU d’Afriland First Bank du Cameroun présent à Nairobi affirme que « notre banque a beaucoup à y gagner surtout avec les expériences et leçons partagées ici en Nairobi ».

Les journées « Plug and play » et les sections thématiques…

Discussion en pleine session, crédit photo: Cyrille Nanko

Tout aussi intéressant que pratique, les thèmes débattus et l’engouement des participants ont confirmé l’importance de cette réflexion internationale. Des jeunes aux talents incommensurables ont présentés et défendus leur création. En effet, une série de TIC et de plateformes mobiles développés et destinés aux parties prenantes et à faciliter le financement de la chaîne de valeur ont attiré l’attention de plus d’un. De ma position, j’étais stupéfait face à telle avancée de l’Afrique de l’Est en matière de développement numérique en direction de l’agriculture, mais aussi de la qualité des présentations. Les plus parlantes étaient sans aucun doute les présentations d’Ensibuuko, Farmforce, et aWhere.
Les sections étaient tous courus avec des questions qui n’en finissaient pas ! J’eu le sentiment qu’à chaque présentation le temps imparti semblait bien court. Il était plus facile pour le reporteur citoyen que j’étais d’aborder les panélistes et leur poser des questions sur des axes que je n’avais pas compris ou bien de leur faire part de mon point de vu. Plus aisé était encore l’obtention des vidéos, des interviews tant des participants que des orateurs.

Le quotidien des reporteurs citoyens

De nationalités différentes, les « social media reporter » ont contribué par leur travail et leur sérieux au succès de la conférence FIN4Ag en Nairobi. Deux jours avant l’ouverture, ils ont renforcé leur aptitude à user des réseaux sociaux pour partager le contenu des différentes activités avec le reste du monde. Rédiger des articles de blog, tweeter instantanément sur les présentations, réaliser des interviews et des vidéos, porter les thèmes débattus sur facebook ou linking ont forgé le quotidien de ces nouveaux journalistes d’un autre genre, des « journalistes modernes ». Porter la conférence en dehors de la « Monetary of Kenya School », afin de faire contribuer ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement de Nairobi et contribuer ainsi à affiner les conclusions. Ceci n’a fait que démontrer le rôle catalyseur que peut avoir les réseaux sociaux dans le développement des chaînes de valeurs agricoles. Le monde ne devient qu’un, il est plus facile de trouver un producteur, un marché, une formation et même des financements.


Les visites de terrain ont clôturé cette belle aventure. L’idée que j’avais de la définition et du développement d’une chaîne de valeur a changé. L’expérience des autres pays notamment de l’Afrique de l’Est a fait naître bien d’idées de projet que je nourris déjà pour l’Afrique centrale. Toutefois, je reste très peu optimiste quant à l’environnement que je retrouverai. Je veux tout de même croire que la force de ma pensée me permettra d’oser.